Perfection et ambition

Tiens, je me rends compte, en relisant l’article précédent, que j’ai commis quelques fautes de frappe. Mais bon, je ne vais pas les corriger, du moins pas tout de suite. Pas que j’aie la flemme ou que je manque de temps, c’est un choix conscient, par discipline personnelle. Il faut dire que, pour commencer ce blog, j’ai du lutter contre une nette tendance au perfectionnisme, ou plutôt à l’ambitionnisme. Si, comme mon correcteur orthographique, vous ne connaissez pas ce mot, c’est normal. Je viens de l’inventer, faute d’en trouver un adéquat dans mes réserves, pourtant extensives, de vocabulaire.

Le perfectionnisme! Malgré l’utilité de ce concept, par exemple pour donner une réponse pas trop pénible au recruteur qui vous demande votre plus gros défaut, on voit tout de suite les problèmes qu’il peut poser. Ne pas vouloir autre chose que la perfection, qui n’est pas de ce monde, c’est encore la meilleure façon de ne rien accomplir, dans ce monde mais aussi dans le prochain, comme l’illustre sans ambiguïté la parabole des talents. Cependant, le perfectionniste, si je comprends bien, semble être avant tout obsédé par le contrôle. Le résultat concret de ses actions, ou plus précisément, leur portée, lui est plus ou moins indifférent, du moment que tout est fait parfaitement. Ce qui, pour être franc, ne me ressemble pas vraiment, et mes anciens professeurs pourront vous le confirmer sans peine. Mais alors, que suis-je? Eh bien, ambitionniste: pour moi, l’ambition, le résultat concret des actions, est ce qui compte le plus. J’ai la phobie de me lancer dans une action qui ne me semble pas pouvoir réussir spectaculairement. Pour prendre un exemple concret: en choisissant un sport, le perfectionniste va choisir quelque chose qui lui plait, puis s’acharner dans la compétition et l’entrainement pour devenir un champion; alors que moi, je serais plutôt du genre à choisir exprès un sport dans lequel il me semble être doué, pour être sûr de gagner!

En astrologie, il y a une assez bonne façon de représenter ça, grâce à deux signes spécialistes du travail: la Vierge et le Capricorne. La Vierge est le signe du contrôle et du détail; amplifiez jusqu’à la caricature, et vous avez le perfectionnisme. Le Capricorne est le signe de l’ambition, et donc évidemment, il mène à l’ambitionnisme: au rejet des entreprises futiles, jusqu’à l’austérité. Le penchant pour l’optimisation et le cyni… la lucidité qui en découle peut aiguiser le sens stratégique. Après tout, le Capricorne est le signe d’exaltation de Mars! Mais bon, l’ambition est un objectif à long terme, pas toujours facile à supporter quand on voit les autres s’amuser. Même le perfectionniste, qui passe peut être son temps à couper les cheveux en quatre, mais au moins en retire un certain plaisir.

Bref, tout ça pour dire que je préfère me lâcher un minimum sur ce blog, de peur qu’il commence à demander trop de temps et de contrôle pour mes tendances optimisatrices. Mais évidemment, je ne m’interdis pas de venir corriger mes fautes plus tard; il ne faudrait pas que je me mette à optimiser mon relâchement!

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